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Les prix des terrains à bâtir en Essonne

Publié le 18 février 2013
Article restauré

Publié en février 2013, cet article a été entièrement réécrit en août 2026 : les niveaux de prix se vérifient désormais en direct dans la base DVF.

L’essentiel

L’Essonne concentre l’un des plus forts gradients de prix d’Île-de-France : cher et rare au nord, dans la continuité urbaine parisienne, nettement plus accessible au sud, dans le Hurepoix et le Gâtinais. La proximité d’une gare du RER C ou D reste le premier facteur de prix. Pour chaque commune visée, la base DVF donne les ventes réelles récentes.

Pourquoi de tels écarts de prix dans un même département ?

L’Essonne va des communes limitrophes du Val-de-Marne (Athis-Mons, Savigny, Vigneux) aux confins agricoles du Gâtinais, à plus de 50 km de Paris. Entre les deux, le prix d’un terrain constructible suit trois lignes de force :

  • la distance à Paris et aux pôles d’emploi (Orly, Massy-Saclay, Évry-Courcouronnes) ;
  • la desserte ferroviaire : les communes à gare du RER C ou D gardent une prime nette sur leurs voisines ;
  • l’offre foncière locale : le nord se construit en division parcellaire comme le reste de la petite couronne, le sud propose encore lotissements et terrains en diffus.

Quels repères par secteur ?

SecteurProfil du marché
Nord urbain (vallée de l’Orge, bords de Seine)Foncier rare, essentiellement des divisions parcellaires ; les prix au m² les plus élevés du département d’après les mutations DVF.
Plateau de Saclay et couronne de MassyMarché tendu, tiré par le pôle scientifique et les transports ; peu de terrains nus, prix soutenus.
Centre (Arpajon, Brétigny, Étampes nord)Équilibre entre lotissements et diffus ; niveaux intermédiaires, prime aux communes à gare.
Sud rural (Hurepoix méridional, Gâtinais)Les terrains les plus abordables d’Île-de-France avec le sud Seine-et-Marne ; attention à l’assainissement autonome et aux distances quotidiennes.

Ces profils se vérifient commune par commune sur la base DVF : filtrez sur les ventes de terrains nus des trois dernières années, comme expliqué dans notre méthode combien coûte un terrain à bâtir.

Les points de vigilance propres à l’Essonne

  • Zones inondables le long de la Seine, de l’Orge, de l’Yvette et de l’Essonne : consultez les plans de prévention des risques d’inondation.
  • Argiles : une partie du département est classée en aléa moyen à fort de retrait-gonflement ; l’étude de sol s’impose.
  • Anciennes carrières et cavités dans certains coteaux : vérifiez sur Géorisques.
  • PLU exigeants au nord : pleine terre, emprise limitée, stationnement ; le règlement de zone conditionne la surface constructible réelle, comme partout en Île-de-France.
  • Assainissement non collectif dans le sud rural : la filière autonome entre au budget.

Questions fréquentes

L’Essonne est-elle le département le moins cher d’Île-de-France ?

Le sud de l’Essonne dispute ce titre au sud de la Seine-et-Marne selon les années et les secteurs. À l’échelle du département entier, la moyenne n’a guère de sens tant l’écart nord-sud est marqué : raisonnez par commune avec DVF.

Et les prix dans le Val-d’Oise voisin ?

La logique est comparable : cher près de la capitale et des gares, plus accessible dans le Vexin rural. La même méthode DVF s’applique.

Un terrain moins cher loin des gares est-il une bonne affaire ?

Intégrez le coût complet : deux trajets quotidiens en voiture, stationnement, revente plus lente. Le foncier économisé se paie parfois en mobilité.